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LES INDICATEURS MACRO-ECONOMIQUES

L'Economie sénégalaise a été caractérisée par un ralentissement de la croissance durant les années 2008 et 2009, sous l’effet des contrecoups de la crise financière et économique mondiale et de la décélération de certaines activités porteuses de croissance (services de télécommunications, bâtiments et travaux publics ...). A cet égard, la progression du PIB réel est passée de 4,9% en 2007 à 3,7% en 2008 et 2,1% en 2009. l’année 2010 est marquée par une relance de l’activité économique sénégalaise avec une progression de 4,1% du PIB réel. Cette reprise s’est faite dans un contexte de relèvement des prix avec une augmentation de 1,4% du déflateur du PIB en 2010. En conséquence, le PIB nominal s’est accru de 5,6% en 2010, après 0,6% en 2009. Le PIB par tête s’est établi à 509 096 FCFA en 2010 contre 495 377 l’année précédente, soit une progression de 2,8%.
La consommation finale en valeur s’est élevée à 5 925 milliards FCFA, après 5 715 milliards FCFA en 2009, soit un accroissement de 3,7%. Il en résulte un taux d’épargne intérieure de 7,0% en 2010, contre 5,2% en 2009. En dépit d’un redressement en 2010, la progression de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) en valeur (1,9%) a été moins forte que celle du PIB. Aussi, le taux d’investissement (approché par la FBCF) s’est-il légèrement replié en 2010 (22,2%, après 23,0% en 2009).
Les échanges extérieurs de biens et services ont été caractérisés par un relèvement plus soutenu des exportations (+66 milliards) que des importations (+46 milliards). Les exportations ont augmenté de 4,5% en valeur pour se situer à 1 538 milliards en 2010. En revanche, la progression des importations (en valeur) a été plus modérée (2 490 milliards en 2009 à 2 536 milliards en 2010, soit une hausse de 1,8%). En conséquence, le solde de la balance extérieure des biens et services s’est amélioré de 20 milliards (- 998 milliards en 2010 contre -1018 en 2009). Le déficit extérieur courant, hors transferts officiels, rapporté au PIB est ressorti à 6,1% contre 7,1% un an auparavant. En outre, le taux de couverture du commerce extérieur, qui traduit le rapport entre les exportations et les importations, est passé de 59% en 2009 à 61% en 2010.

Quelques indicateurs clés :

EVOLUTION DU TAUX DE CROISSANCE REEL DU PIB PAR SECTEUR D'ACTIVITE


SITUATION DU SECTEUR AGRICOLE EN 2010:

a) PERFORMANCES DU SECTEUR AGRICOLE EN 2010

Les effets conjugués de l’action de l’Etat (distribution d’intrants) et de la bonne pluviométrie ont permis d’enregistrer des résultats satisfaisants lors de la campagne agricole 2010/2011. Ceux-ci ont nettement contribué aux performances macroéconomiques du secteur et à la sécurité alimentaire.
La production agricole s’est maintenue globalement à un bon niveau. Celle de l’arachide a atteint un niveau record de plus d’un million deux cent mille tonnes, durant la campagne 2010/2011, dépassant largement les capacités de trituration des huiliers.

En 2010, le taux de croissance reste soutenu dans le secteur agricole, en dépit d’une décélération par rapport à 2009. La valeur ajoutée à prix constants de la branche «agriculture vivrière» a enregistré un repli de 2,5% par rapport à 2009. En revanche, celle de l’«agriculture industrielle et d’exportation» s’est accrue de 21,6% en 2010 par rapport à l’année précédente. Le poids de l’ «agriculture vivrière» dans le PIB nominal s’élève à 5,8% contre 6,2% en 2009 et celui de l’ «agriculture industrielle et d’exportation» à 2,6% contre 2,2% en 2009. Toutefois, la contribution de l’agriculture (agriculture vivrière et agriculture industrielle et d’exportation) à la croissance du PIB décline de 0,8 point, passant de 1,3% en 2009 à 0,5% en 2010.
Le ralentissement du secteur agricole s’explique par la baisse de la production céréalière. En 2010, l’agriculture reste, malgré tout, comme les deux années précédentes, un des moteurs de la croissance économique. En effet, elle a contribué à hauteur de 0,5 point pour un taux de croissance du PIB évalué à 4,1%.

AGRICULTURE: RESULTATS DEFINITIFS DE LA CAMPAGNE 2010/2011
b) Résultats de la campagne horticole 2010

SITUATION DU SECTEUR DE L'ELEVAGE EN 2010

L’élevage constitue avec l’agriculture, les principales activités des populations rurales, en tant que sources d’aliments et de revenus monétaires. Il est devenu un secteur porteur de croissance, avec son poids relativement significatif dans le Produit Intérieur Brut (PIB), sous l’effet de la mise en oeuvre des stratégies de développement. Les objectifs assignés au sous secteur de l’élevage sont d’accroître la productivité, de réaliser la sécurité alimentaire et de lutter contre la pauvreté. Pour relever ces défis, le sous secteur poursuit son processus de modernisation, enclenché depuis quelques années, avec l’installation de fermes industrielles et l’introduction de nouvelles races.
Le sous secteur de l’élevage a connu un réel dynamisme au cours des dernières années, avec des performances soutenues, notamment en matière de production de viande.

Dans le volet élevage du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRPII) et de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), l’objectif principal est d’accroître la productivité du secteur de l’élevage, conformément à la Loi d’Orientation Agrosylvo-pastorale (LOAP). A cet égard, le Gouvernement du Sénégal a mis en place le Plan National de Développement de l’Elevage (PNDE). Ce programme vise à créer les conditions d’une croissance forte et durable pour une plus grande contribution du secteur à la création de richesses et à la lutte contre la pauvreté.

REPARTITION DU CHEPTEL

EVOLUTION DES EFFECTIFS DE LA VOLAILLE DE 2005 A 2010

TAUX DE CROISSANCE DE LA VALEUR AJOUTEE DE L'ELEVAGE ENTRE 2005 ET 2010

PRODUCTION ET IMPORTATION DE VIANDE ENTRE 2005 ET 2010 (EN MILLIARDS DE F CFA)

PRODUCTION ET IMPORTATION DE PRODUITS LAITIERS ENTRE 2205 ET 2010 (EN MILLIARDS DE F CFA)

SITUATION DU SECTEUR DE LA PECHE EN 2010:

a) Rappels des principaux axes de la politique de la pêche au Sénégal

Poursuivant sa quête d’une bonne politique de gestion de la pêche, le Sénégal a initié en 2007 la Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture (LPSPA) afin d’accélérer les réformes, d’assurer la cohérence des interventions des projets et programmes publics et, de fédérer toutes les initiatives de l’Etat et des partenaires au développement (bailleurs de fonds, ONG) autour d’un document de référence consensuel.
La LPSPA s’articule autour de cinq objectifs fondamentaux que sont :

Le Gouvernement du Sénégal, en donnant au secteur de la pêche une place privilégiée dans les stratégies nationales de développement, cherche à accroître sa contribution à la croissance économique du pays.

Pour une atteinte des différents objectifs, plusieurs projets sont en cours d’exécution, notamment :

Démarrées depuis 2000, les politiques mises en oeuvre n’ont pas encore eu d’effets palpables mais devraient, si elles se consolident, résorber définitivement la crise du secteur.
En termes de résultats, le secteur de la pêche a enregistré des performances mitigées en 2010 avec une perte de 8,1% de ses mises à terre et une hausse de moins de 1% des recettes générées. Cette situation est particulièrement imputable à celle de la pêche artisanale, levier du secteur.
Au titre des exportations, la pêche demeure encore en 2010, la seconde source de devises du pays, avec cependant une baisse des quantités exportées (- 26,2%) et une légère hausse des recettes (2,6%).

b) Résultats de la pêche maritime en 2010

Le secteur de la pêche maritime est caractérisé par une pêche exercée par une flottille dite artisanale presque exclusivement constituée de pirogues et une pêche industrielle exercée par une flottille nationale et étrangère constituée de chalutiers glaciers et congélateurs, de sardiniers et de thoniers.

Evolution des débarquements de la pêche maritime

c) Evolution des exportations de produits halieutiques

d) Exportation de produits halieutiques par destination:

6) LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN 2010:

Au Sénégal, après le repli enregistré en 2009, l’activité industrielle est marquée en 2010 par un relèvement de 6,1% de la production, imputable à une progression de la production de la quasi-totalité des secteurs hormis ceux des industries du bois et mécaniques. Au titre des prix à la production, il est noté en 2010 un accroissement de 6,1% par rapport à l’année précédente, résultant d’une croissance de ceux notamment d’énergie, des industries chimiques et extractives. En revanche, les prix à la production des industries textiles et du cuir, mécaniques, ainsi que ceux des matériaux de construction se sont repliés.


7) COMMERCE EXTERIEUR
a) Evolution des échanges extérieurs

b) Evolution des principaux produits exportés

c) Evolution des principaux produits importés

d) Principaux partenaires commerciaux:

Exportation: - par continent


- par pays : Union européenne (France, Italie, Espagne), Mali, Gambie, Côte d’Ivoire/p>

Importation: - par continent


8) Tourisme:
a) Situation du secteur en 2010:

Après une baisse de 7,5% en 2009, le nombre de visiteurs dénombrés à l’Aéroport LSS a augmenté de 6,6% en 2010, en liaison avec la reprise de l’activité économique dans les marchés émetteurs et l’organisation du troisième Festival Mondial des Arts Nègres. En outre, la crise poste-électorale survenue en Côte d’Ivoire a contribué à la progression des arrivées de visiteurs.
Au titre des retombés économiques, les recettes générées par le tourisme en 2010 sont ressorties à 222,8 milliards contre 218,4 milliards en 2009 (progression de 2,0%). En outre, la production des services d’hébergement et de restauration a enregistré une reprise en ressortant, en valeur courante, à 254,4 milliards contre 234,4 milliards en 2009.
Par ailleurs, afin de structurer l’offre touristique et rendre la destination Sénégal plus compétitive, le gouvernement du Sénégal poursuit l’aménagement de nouveaux sites touristiques, la requalification de sites déjà existants et la promotion de la destination Sénégal à travers l’organisation d’un salon international du tourisme.

EVOLUTION DES ENTREES DE TOURISTES PAR NATIONALITE A L'AEROPORT INTERNATIONAL LEOPOLD SEDAR SENGHOR:

b) Analyse de l'impact du secteur dans la balance des paiements

En 2010, les estimations de la ligne «voyages» au crédit de la balance des paiemens (BDP), basées sur les entrées des non résidents aux postes frontaliers, ont fait ressortir un accroissement de 2,0%, en liaison avec la hausse des entrées de touristes, pour s’établir à 222,8 milliards.
Les dépenses des Sénégalais en dehors du territoire se sont établies à 74,1 milliards en 2010, contre 73,6 milliards en 2009, soint une progression de 0,6% traduisant ainsi une amélioration du solde de la ligne voyage qui est évalué à 148,7 milliards. La ligne voyage, caractérisant le tourisme, est le poste de la balance des paiements qui dégage l’excédent le plus élévé après les transferts courants des émigrés.